Le Nigeria introduit un test psychiatrique dans le recrutement de ses nouveaux policiers

Alors que le président nigérian, Muhammadu Buhari, venait d’approuver le recrutement de 6000 policiers en vue de renforcer les effectifs et mieux faire face aux défis de sécurité de la nation, des mesures ont été également retenues dans le processus de recrutement pour écarter ceux qui pourraient être responsables d’abus.

 

Parmi ces mesures figurent le test psychiatrique dont l’objectif est de détecter les candidats qui s’adonnent à la consommation de drogue. Le test de dépistage au VIH Sida, ainsi que le test de grossesse (pour les femmes) sont autant d’autres critères qui ont été introduits dans le processus de recrutement. Tous les policiers devront aussi désormais être bien formés avant d’être engagés.

 

Depuis quelques années, la communauté internationale dénonce des abus de droits humains commis par les forces de police nigérianes. Les actes d’extorsion, des pots-de-vin, des abus de pouvoir sont souvent cités. Certaines victimes d’abus commis par des policiers préfèrent se taire par crainte d’une persécution encore plus forte.

 

Les autorités sont, pour leur part, accusées, de faire preuve d’un manque patent de volonté politique pour réformer des services de police. L’impunité des auteurs des abus est largement décriée aussi bien dans le pays qu’à l’extérieur.

 

Mais les nouvelles mesures des autorités ne font pas l’unanimité au sein de la population. Certains citoyens réclameraient que ces tests soient aussi appliqués aux policiers déjà en poste. Le Nigeria qui compte environ 200 millions d’habitants, dispose actuellement 340.000 policiers.

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