Rwanda/Kwibuka 32 : Kigali pointe du doigt le manque de coopération judiciaire en Afrique

A l’occasion de la 32ème commémoration du génocide contre les Tutsi (Kwibuka 32), le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe a déploré, ce week-end, le manque de solidarité judiciaire sur le continent africain.

S’exprimant dans le cadre des cérémonies mémorielles, le diplomate a souligné le contraste entre les efforts fournis par les pays occidentaux et la lenteur des Etats africains dans la poursuite des suspects de génocide.

Le ministre rwandais a fait, en effet, un constat amer, déplorant que sur les 1.100 mandats d’arrêt envoyés à l’étranger par les autorités rwandaises, une écrasante majorité concerne des individus résidant en Afrique. Cependant, «les pays qui ont rendu justice, jugé ou envoyé des suspects au Rwanda sont peu nombreux».

Il a saisi cette occasion pour saluer les pays européens qui ont soit jugé les suspects sur leur territoire, soit accepté leur extradition. « Nous remercions les pays qui ont jugé des suspects de génocide qui s’y étaient réfugiés. Certains les ont jugés, d’autres les ont envoyés au Rwanda », a indiqué le ministre.

La commémoration du génocide des Tutsi au Rwanda, survenu en 1994, est célébrée pour honorer la mémoire de près d’un million de personnes tuées en seulement 100 jours, et témoigner de la solidarité envers les survivants.

Après 32 ans, les autorités rwandaises continuent de traquer les auteurs de ces massacres encore en fuite, en même qu’elles œuvrent pour l’éradication de l’idéologie génocidaire dans le pays.