Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et l’Agence brésilienne de coopération ont officialisé, le week-end dernier à Abidjan en Côte d’Ivoire, un nouveau partenariat stratégique qui vise à étendre leur coopération dans les domaines des systèmes alimentaires, de la formation, de la résilience climatique, des systèmes de santé et du développement du secteur privé en Afrique, a annoncé la BAD hier mercredi dans un communiqué.
Un protocole d’accord a en effet, été signé le 12 juin, par Martin Fregene, responsable de la vice-présidence chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social au sein de la BAD et Paulo de Souza Amado, chargé d’affaires de l’ambassade du Brésil en Côte d’Ivoire, en présence d’autres personnalités des deux parties.
Cette convention devrait contribuer « à conjuguer les capacités de financement, le pouvoir de mobilisation et l’ancrage régional du Groupe de la Banque africaine de développement avec l’expérience du Brésil en matière d’agriculture tropicale, d’énergies renouvelables, de systèmes de santé publique, de développement des compétences et de croissance des entreprises », indique le communiqué.
La BAD et l’Agence brésilienne de coopération chargée d’assurer la planification, la coordination et la mise en œuvre des programmes brésiliens de coopération technique et de développement à l’international, entendent unir leurs efforts pour déployer à plus grande échelle, des solutions concrètes à certains des défis les plus pressants en matière de développement en Afrique.
D’après Souza Amado, «ce protocole jette les bases d’un partenariat de long terme qui dépasse les initiatives ponctuelles pour favoriser des transformations structurelles, renforcer les capacités nationales, élargir la coopération triangulaire et mobiliser des ressources ainsi que des savoir-faire à grande échelle».
«Partout en Afrique, nous œuvrons à améliorer la sécurité alimentaire, à nous adapter au changement climatique, à renforcer les systèmes de santé et à créer des emplois pour les jeunes », a, pour sa part, souligné Martin Fregene, assurant que « cet accord offre un cadre structuré pour relier ces atouts».
La BAD précise que le nouvel accord fait avancer les Quatre points cardinaux de son Président Ould Tah, qui orientent l’institution panafricaine vers des programmes à fort impact.
