L’AES fait le choix de l’ouverture, tout en défendant ses intérêts à l’ONU

La Confédération des Etats du Sahel (AES) a défendu avec force sa vision du développement et d’une paix durable, lors d’un événement de haut niveau qu’elle a organisé le vendredi 25 septembre en marge de la 81e Session de l’Assemblée générale de l’ONU qui se tient depuis le 22 septembre à New York.

Devant des partenaires bilatéraux et multilatéraux, la délégation de l’AES, composée du Premier ministre nigérien et des ministres des Affaires étrangères des trois pays de la Confédération (Mali, Burkina Faso et Niger), s’est attelée à présenter la dynamique sécuritaire, politique et économique en cours au sein des pays membres fondateur de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).

«Dans une parfaite convergence d’appréciations, les représentants de la Confédération AES ont exposé leur vision, sur la paix durable et le développement économique qui ne sauraient se construire qu’avec les peuples du Sahel et dans le respect strict de leur souveraineté », souligne un communiqué de la diplomatie burkinabè, publié ce dimanche.

Mais la rencontre avait plusieurs autres objectifs, parmi lesquels la correction des narratifs erronés qui entourent l’espace confédéral sahélien, et l’appel à aligner impérativement tous les partenariats sur la vision de l’AES et sur les politiques nationales définies par ses trois pays.

L’organisation régionale a fait savoir qu’elle n’a pas vocation de s’isoler, mais exige un changement radical de paradigme dans ses relations internationales.

Abdoulaye Diop, Chef de la diplomatie malienne, a clarifié cette posture en déclarant que « l’AES n’a pas été créée pour s’isoler ou s’opposer à une quelconque organisation. Nous restons ouverts aux partenariats qui sont conformes aux principes clés qui gouvernent notre Confédération, à savoir le respect de la souveraineté de nos États et la défense des intérêts de nos populations. »

En réponse à cette offensive diplomatique, l’AES a reçu des échos favorables de plusieurs organisations et pays dont le Maroc à travers son ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita qui a exprimé sa fierté face à l’approche « souveraine, innovante et réaliste » de la Confédération. Pour lui, « cette organisation a fait son choix et on doit l’accompagner, sans donner de leçon », d’après le communiqué de Ouagadougou.