Soudan du Sud : L’UA exige d’urgence une feuille de route électorale claire pour le scrutin de décembre 2026

Réunis en sommet virtuel fin septembre dernier, les chefs d’État et de gouvernement du Comité ad hoc de haut niveau de l’Union africaine (UA) pour le Soudan du Sud (C5), dirigé par le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa, ont fixé le cap pour la tenue dans ce pays, d’élections pacifiques, transparentes et inclusives prévues le 22 décembre 2026.

Dans sa Déclaration publiée ce lundi, faisant le point sur les délibérations du sommet, l’organisation panafricaine invite le Gouvernement de Juba de publier, sans délai, une feuille de route électorale réalisable, consensuelle et assortie d’un calendrier précis, qui définisse clairement le cadre juridique, la portée et le déroulement des élections.

Après avoir pris acte du lancement, le 24 septembre passé, du dialogue interpartis sur les questions électorales, le sommet a encouragé les acteurs concernés « à s’engager de manière constructive en vue de parvenir à un accord sur la feuille de route électorale et sur les garanties relatives à la mise en œuvre des tâches de transition essentielles reportées après les élections. »

Le sommet a mis aussi l’accent sur la nécessité d’élargir la participation politique aux femmes, aux jeunes, voire aux autres acteurs qui ne participent pas actuellement au dialogue, en vue de parvenir à un consensus politique plus large autour du processus électoral et de l’achèvement pacifique de la transition.

De même, qu’il a invité l’Envoyé spécial de l’UA à créer une plateforme permettant aux groupes réfractaires de dialoguer avec le Gouvernement, afin d’intégrer leurs préoccupations.

Devant les défis politiques, techniques et financiers qui restent encore à relever, le sommet s’est félicité de l’engagement pris par le Nigeria d’apporter un soutien technique, notamment en matière de renforcement des capacités des agents électoraux.

Pour relever les défis qui se dressent encore au Soudan du Sud, l’UA a encouragé ses Etats membres et les partenaires internationaux, à fournir, dans la mesure du possible, à sa Commission, sur la base d’un consensus national, l’appui technique et financier nécessaire pour répondre aux besoins électoraux réels et à la feuille de route électorale convenue au niveau national.

L’organisation panafricaine a par ailleurs, réaffirmé son engagement en faveur d’une coordination et d’une coopération renforcées entre elle, l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), le C5, la Commission mixte de suivi et d’évaluation reconstituée (RJMEC) et l’Organisation des Nations Unies (ONU).